Reading 1249273 1280

Ebook ou livre papier ?

C’est une question que tout auteur indépendant se pose tôt ou tard. Sous quelle forme faut-il publier ses œuvres ? Ebook ou papier ?

D’un côté, l’ebook, sa facilité de diffusion et le potentiel qu’il représente de se faire repérer par de grands éditeurs. Qui n’a jamais entendu parler d’un tel ou d’une telle qui, après avoir vendu plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d’exemplaires de son livre numérique sur Amazon, est aujourd’hui édité dans une prestigieuse maison d’édition ? (Source)

De l’autre côté, le papier, le livre objet qu’un auteur peut partager avec ses proches, ses lecteurs de proximité. Sans livre papier, pas de séance de dédicaces, pas de salon du livre, difficile d’approcher son lectorat.

Alors ? Ebook ou papier ? Un choix cornélien !

Pesons, du point de vue de l’auteur indépendant, le pour et le contre de ces deux alternatives.

Avantage de l’ebook

Facilité de diffusion par internet, directement par Amazon, ou grâce à des sites spécialisés dans la publication d’auteurs auto-édités et qui référencent les ouvrages numériques sur Amazon, FNAC, Chapitre.com et consorts.

Pas de limite géographique.

Mise en page du manuscrit simplifiée.

Prix abordable pour le lecteur et marge importante pour l’auteur.

Inconvénient de l’ebook

L’ebook ne touche qu’une faible part du lectorat potentiel. Bien qu’elle ne cesse de croître, la vente d’ebooks représente en France moins de 10 pourcent du marché du livre. (source)

Facilement piratable.

Avantage du livre papier

Le plaisir de toucher de ses doigts son ouvrage.

Permet de partager ses livres avec ses proches et de rencontrer ses lecteurs.

Permet les dédicaces, de participer à des salons.

Inconvénient du livre papier

Prix à l’unité non compétitif.

La diffusion du livre papier dans les librairies ou les salons nécessite beaucoup d’effort de la part de l’auteur.

Le stock des invendus.

Quelles conclusions en tirer ?

Une conclusion de normand, peut-être. Parce que les deux formules sont complémentaires, et qu’elles ne ciblent pas le même public.

La diffusion numérique est facile, – pourquoi s’en priver ? – mais elle reste très aléatoire. Très peu d’auteurs inconnus arrivent à percer. C’est un peu la loterie, le même ordre de probabilité que d’envoyer son manuscrit à un grand éditeur.

Le livre papier reste malgré tout la seule manière sûre de vendre, à condition d’y consacrer du temps : démarcher les libraires, passer ses samedis en séances de dédicaces, écumer les salons, les foires, les fêtes du livres. C’est fastidieux, pas forcément très rentable, mais ça marche.

Pour celui qui est pressé, le livre numérique est une aubaine, mais pas un gage de succès.

Pour celui qui a du temps et aime le contact avec son lectorat, le livre papier est une évidence.

L’idéal se trouve très certainement entre ces deux extrêmes. À chaque auteur de régler le curseur à sa convenance, suivant son temps libre et ses objectifs.


Image Pixabay (Arcaion)