Patrice salsa en jedi 2

Patrice Salsa

Né à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse, je suis venu tard à l’écriture et j’avais déjà 43 ans lorsque mon premier roman, Un garçon naturel est sorti aux Éditions du Rouergue. J’ai vécu à Lyon, à Paris et aussi quelques années à Rome, ville qui m’a fourni le cadre – bien qu’elle ne soit jamais nommée – de mon deuxième roman, La Signora Wilson, chez Actes Sud. J’ai aussi publié une nouvelle chez un éditeur lyonnais, Le joueur de théorbe, à résonance fantastique, dans le style de celles que l’on écrivait au XIXe siècle.

J’ai décidé de faire paraître en tant qu’auteur indépendant mon dernier roman, La part des anges, en espérant que cette forme nouvelle d’édition lui permettra de rencontrer son public, et j’ai depuis poursuivi avec d’autres ouvrages.

La forme, la structure et la langue de chacun de mes textes sont à chaque fois différentes, car pour moi, elles sont en étroites relations avec le thème de l’histoire et la situation des personnages.

J’aime aussi particulièrement les structures narratives non linéaires, car je trouve qu’elles font participer le lecteur à l’élaboration progressive de l’histoire. Je pense que chaque lecteur contribue à la mise en place du – ou des – sens d’un texte en y plaçant ce qui de sa propre histoire résonne dans les personnages mis en scène et les situations décrites.

Le lecteur, en comblant par ses propres déductions, interprétations et hypothèses, les trous dans la narration et les sauts dans le temps, s’approprie ainsi mes romans et devient, tout autant que moi, leur auteur, car il les peuple de ses souvenirs, de ses affects, de ses émotions, et parfois, je le crains, de ses angoisses.

Pour autant, je m’efforce de ne pas donner volontairement dans l’obscur et l’énigmatique. Mes textes comportent souvent nombre de références plus ou moins affichées. Elles sont là pour établir une complicité avec ceux à qui elles parlent, sans priver, je l’espère, les autres lecteurs, car pour moi, toute lecture est respectable.

Il n’y a jamais de sens caché dans mes histoires, tout au plus des niveaux de lectures qui se superposent, et parfois s’intriquent et se croisent.

Une fois publiés, mes romans ne m’appartiennent plus, ils sont à ceux qui leur donnent du sens et les font vivre en les lisant.

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